La Langue de Mon Père

Créatıon 2023

Texte édıté chez l’Espace d’Un Instant &
Pré-sélectıonné pour le Prıx Sony Labou Tansı et le Prıx Godot des lycéens 2025

Une langue peut-elle être un gilet de sauvetage ?

Déterrer les mots de ses ancêtres peut-il éclairer des rapports à sa famille et à son identité ?

Comment le racisme quotidien sème la violence et la honte chez les individus ?

Peut-on dissocier la violence dans une famille de celle d’une société dans laquelle elle s’est construite ?

Une femme Turque et Kurde immigrée en France fait une demande de carte de séjour. Dans l’attente du traitement de sa demande, elle se retrouve administrativement paralysée. Elle n’a pas le droit de travailler. Elle décide alors d’apprendre la langue maternelle de son père, le kurde. L’apprentissage de cette langue l’a fait réfléchir sur son rapport à son père, à sa place dans ce nouveau pays, sa honte d’être Kurde, une honte qu’elle a portée inconsciemment pendant des années. Pendant ce voyage mental entre la Turquie et la France, elle porte le français comme une protection, une langue qu’elle ne maitrise pas totalement et que personne d’autre dans sa famille ne parle ni ne comprend. 



Seul en scene / 1h10
Texte, jeu, co-mise en scène : Sultan Ulutas Alopé
Collaboration à la mise en scène : Jeanne Garraud
Création lumière : Vincent Chretien
Régie lumière : Vincent Chretien & Thibaut Galmiche
Assistant à la mise en scène en tournée : Simon Alopé

Remerciements : Ahmet Zîrek, Emilie Baba, Lucie Vérot Solaure
Spectacle labellisé Sens Interdits

Production : Cie Grand Chêne Chevelü

Production pour Avignon : Sorcières&Cie, CPPC.
Avec les soutiens de : Jeune Théâtre National, Théâtre des Clochards Célestes, Bal de Loutres, Festival Sens Interdits,
Centre National Chorégraphique de Rennes et de Bretagne.

La Langue De Mon Pere

©Jean-Louis Fernandez
La Langue De Mon Pere

©Jean-Louis Fernandez
La Langue De Mon Pere

©Jean-Louis Fernandez

EXTRAIT DE LA REVUE DE PRESSE

« …Pendant plus d’une heure, elle nous tient en haleine. Et l’on voudrait que les applaudissements qui saluent la fin de la représentation ne s’arrêtent jamais tant ils sont mérités. Ce spectacle est un petit bijou d’émotion et de sincérité. » — LE PROGRES, avril 2023

« ...Sobre, épuré, poignant…le spectacle nous capte et nous captive. La force du récit de sultan Ulutas Alopé réside bien évidemment dans sa source – son vécu – mais aussi dans la manière dont la comédienne le transpose et le porte sur la scène face a’ nous, complètement happé-e-s par ce qu’elle narre avec tant de justesse et d’équilibre dans le jeu et les intentions. Les émotions jaillissent sans jamais être forcées. On ressent, on vibre, on pleure, on rit, on sourit, on tremble. Surtout, on l’écoute avec beaucoup d’attention parce qu’elle nous saisit les entrailles. » – MARINE COMBE – YEGG Magazine, avril 2023

« ...L’écriture de cette jeune femme révèle une vraie plume, alerte, rapide, tantôt joyeuse et tantôt sombre. … Sultan Ulutas Alopé est constamment juste et très émouvante sans jamais sombrer dans le pathos. » – TRINA MOUNIER – LES TROIS COUPS, juillet 2023

« ... Un spectacle à la fois très intimiste mais aussi dont le récit ne peut qu’interpeller chaque spectateur tant le fond apparait universel. » – PIERRE SALLES – LE BRUIT DU OFF, juillet 2023


Prochaıne créatıon / prévue pour la saıson 2026/2027

Réductıons sauvages

Lauréat de la bourse Beaumarchais – SACD 2024
Avec le soutien de la Chartreuse de Villeneuve lez Avignon – Centre national des écritures du spectacle

L’histoire

Nous sommes dans un grand supermarché en France. Linh, Gustave, Alex et Tatiana, issus la plupart de l’immigration, travaillent dans les rayons de ce magasin depuis plusieurs années. A la suite d’une réunion sur les chiffres d’affaires entre la direction et les chefs des rayons, la mise en concurrence entre les employés se fait plus dure. Par conséquent, la pression aussi. Si les chiffres n’augmentent pas, les employées sont menacées de faire moins d’heure – ce qui signifie évidemment une révision négative de leur salaire – voire même un licenciement. Melike, une jeune femme récemment immigrée, les rejoint en CDD. Son visa n’a bientôt plus de validité. Passer en CDI peut lui permettre de rester en France. Est-elle prête à tout devoir faire pour rester dans ce pays ? Quel rayon va se sortir de cette crise sans perdre d’heures ni d’employées ? La boucherie ou la crémerie ? La peur pousse les différentes communautés à se refermer sur elles- mêmes. La guerre entre les rayons éclate pendant que les poulets fermiers bio disparaissent mystérieusement dans les rayons. Au même moment, la rumeur court que le grand patron, le propriétaire de la chaîne des magasins, peut faire une visite surprise à tout moment.